La 5e édition des conférences « UN-CHK JOKKOO » s’est tenue, pour une première, en présentiel, ce jeudi 31 mars 2022 à l’Espace numérique ouvert (ENO) de Guédiawaye. Monsieur Pape Djibril FALL, journaliste chroniqueur à la Télé futur Média (TFM) et M. Madiop DIOP, acteur engagé dans la sauvegarde de l’environnement et titulaire d’un master en droit international public à l’UN-CHK étaient les panélistes. Sous les thèmes de l’engagement citoyen et de la responsabilité individuelle, nos invités ont respectivement échangé sur leurs motivations, parcours et expériences avec les étudiants.
A l’entame de son allocution, M. Moussa Hamady SARR, Coordonnateur adjoint de l’UN-CHK, qui présidait la rencontre, a rappelé l’importance de cette activité inscrite dans l’agenda institutionnel. Ce programme extra-pédagogique est initié par la D irection du Développement et de la Coopération (DDC) pour permettre aux étudiants d’être en contact direct avec les réalités du monde socio-professionnel. Monsieur SARR a également souligné les efforts considérables fournis par les différentes équipes de l’université pour l’amélioration de la qualité pédagogique et les conditions d’études des apprenants. Et le Coordonnateur adjoint de se réjouir des dernières statistiques démontrant que plus de 15 % de nos étudiants ont volontairement porté leur premier choix sur l’UN-CHK au niveau de Campusen, la plateforme chargée des orientations des nouveaux bacheliers. Il a solennellement invité Pape Djibril FALL à participer activement à l’effort de communication auprès des cibles, afin de leur permettre de comprendre davantage le fonctionnement de cette université tournée vers le numérique. Il a enfin remercié toute l’assistance et félicité Madiop DIOP, un pur produit de l’UN-CHK.
Intervention de M. Madiop DIOP, alumni de l’UN-CHK et acteur de la protection de l’environnement
Introduit par la modératrice de l’évènement, Mme Garmy SOW, Chargée de la Relation et de la Communication avec les partenaires et les alumni, M. DIOP est revenu sur son parcours académique, du baccalauréat au master, obtenu avec la mention très bien et dont le thème du mémoire portait sur « la réparation dans la jurisprudence de la cour africaine des droits de l’Homme et des peuples ».
Durant son intervention, Madiop DIOP a axé son argumentaire sur la notion de responsabilité individuelle en s’appuyant sur une citation d’Emmanuel KANT dans « la critique de la raison pure », à savoir : « l’Homme doit agir de telle sorte que la maxime de son action puisse être érigée en un principe de législation universelle ». Par-là, il explique que l’on se doit de comprendre nos responsabilités avant d’engager celles des autres. Jeune bachelier, son orientation inattendue à l’UN-CHK n’a toutefois jamais altéré ses objectifs personnels. Au contraire, il s’est vite rendu compte de la qualité pédagogique de cette université et s’est adapté rapidement à l’enseignement numérique. Sa persévérance dans les études lui vaudra une participation au Concours africain de Procès simulé des Droits de l’Homme en 2019 en Afrique du Sud, avec sa camarade Aminata Tidiane DIALLO. Opposant plus de 70 universités africaines, cette compétition continentale rassemble les meilleurs étudiants qui plaident un cas hypothétique sur les droits de l’Homme comme s’ils étaient devant la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.
Pour Madiop DIOP, l’engagement à une cause requiert tout d’abord une prise de conscience réelle de nos ambitions pouvant impacter sur notre réussite. Fervent défenseur de l’environnement, il est aussi le fondateur de l’association Action Verte, un projet porté exclusivement par des étudiants. Avec son équipe, ils réalisent de nombreuses d’activités à l’instar d’« école verte » qui consiste à planter des arbres dans les écoles. Son association noue également des partenariats avec des ONG pour des journées de sensibilisation sur la protection et la dégradation de l’environnement . Entre ses voyages aux quatre coins du pays, dans la sous-région et ses études, Madiop DIOP représente fièrement et au plus haut niveau son université. Pour un développement durable, M. DIOP est convaincu qu’il sera probablement plus fécond et bénéfique pour les jeunes de s’engager de manière bénévole et désintéressée pour le service à la communauté et la citoyenneté car selon lui, l’humanité en a besoin.
Intervention de Pape Djibril FALL
Après avoir remercié son invitation à cette 5e édition de « UN-CHK JOKKOO » qui est pour lui un rendez-vous d’échange et de partage, M. Pape Djibril FALL a fait une analyse comparative des devoirs d’un étudiant, en citant Socrate en ces termes : « Que ceux qui savent gouvernent ». Le chroniqueur a alerté les étudiants sur la responsabilité qui doit être la leur envers leur communauté et leur société de façon plus large. Pour illustrer ses propos, il donne l’exemple de l’Université numérique Cheikh Hamidou KANE qui dans sa mission de démocratiser le savoir, se rapproche des communautés partout à travers le pays. Les valeurs universitaires définissent le socle d’un développement durable car les plus grandes réflexions scientifiques et techniques visant à apporter des solutions pérennes passent par le processus de formation universitaire. C’est la raison pour laquelle le journaliste plaide pour que l’université reprenne sa véritable place dans la société. De l’avis du panéliste, les exigences du développement devraient promouvoir l’excellence et la diversification des domaines de l’enseignement. « Une nation doit avoir la capacité de se projeter par elle-même sur les enjeux de demain », a-t-il insisté, avant de s’interroger sur certains aspects dont l’apport que nous Africains ou Sénégalais devrions avoir au niveau des grandes instances de décision internationales. Pour M. FALL, dans ce système de mondialisation, subir et consommer continuellement ne devrait pas être le mot d’ordre. La seule issue est selon lui la recherche de la connaissance et du savoir-faire. M. Pape Djibril FALL a également partagé son expérience de président de l’amicale des étudiants du Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI). A l’époque, il se rappelle avoir toujours opté pour la négociation plutôt que le bras de fer avec l’administration. Ainsi, il a invité les étudiants de l’UN-CHK à valoriser leur université et à privilégier « la force de l’argument plutôt que l’argument de la force au niveau des temples du savoir ». Il les a par ailleurs incité à la lecture et à la documentation en citant Cheikh Anta DIOP : « armez-vous de science jusqu’aux dents (…) et arrachez votre patrimoine… ». Après avoir souligné le potentiel existant à l’UN-CHK, M. FALL a apporté un soutien fort à Madiop DIOP dans son engagement citoyen et communautaire.
Des échanges riches avec le public ont suivi les deux interventions. Plusieurs questions et suggestions ont été émises. Dans l’esprit de ces conférences « UN-CHK JOKKOO », des participants ont également partagé avec l’assistance des expériences inédites et inspirantes, avant que les panélistes ne remercient chaleureusement l’administration de l’université et le comité d’organisation de cette 5e édition.
Pour conclure, le Coordonnateur adjoint, après avoir magnifié la qualité des interventions, a rappelé à l’assistance et aux étudiants de l’UN-CHK en particulier, les évolutions et les efforts permanents de l’Université numérique Cheikh Hamidou KANE pour garantir à chaque apprenant des conditions optimales d’études. Il a enfin prodigué quelques conseils pratiques aux étudiants très attentifs, avant d’offrir quelques présents aux deux intervenants. Rendez-vous est pris pour la 6e édition.
Tidiatou DIALLO
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